Prévention de la violence en milieu scolaire «
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Communiqué
Le 20
avril marque le 6e anniversaire du drame de l’école secondaire
Columbine, à Littleton, au Colorado
Anniversaire
de Columbine
Le
20 avril 2005 marque le 6e anniversaire du massacre survenu à
l’école Columbine, à Littleton au Colorado. Les médias états-uniens vont
répéter le nom des jeunes assassins. EDUPAX veut examiner les facteurs qui ont
contribué au drame. Ce dernier a suscité des réactions diverses. La criminalité
juvénile a été pointée du doigt. La sécurité en milieu scolaire a donné lieu à
plusieurs questionnements. Pourquoi un tel événement survient-il dans une
école secondaire ? Pourquoi ces jeunes ont-ils agi de la sorte ? Quelle
était leur cible ? Qu’ont-ils voulu exprimer ?
Le
cinéaste Michael Moore a analysé le drame à sa manière. Son film documentaire a
attiré des foules record de spectateurs partout dans le monde. Pour lui, la
culture consommée par les jeunes à la télé, au cinéma et dans les jeux vidéo
n’est pas en cause. Il faut plutôt regarder du côté de la libre circulation des
armes à feux et dans la militarisation de l’économie des États-Unis. Dans son
film « Bowling for Columbine », il s’en prend à Wal-Mart et à
Charlton Heston qu’il accuse de se comporter en prédateurs pour glorifier le
droit constitutionnel de posséder une arme. Il s’en prend également à des
médias qui nourrissent la peur maladive de l’homme noir héritée de l’esclavage
et du racisme. Pour disculper les industries du divertissement, Moore compare
son pays au Canada ; il soutient que les Canadiens regardent les mêmes
émissions, (South Park), courent les mêmes films, admirent les mêmes chanteurs,
(Marilyn Manson) et s’adonnent aux mêmes jeux vidéo. Comme les deux pays
consomment les mêmes divertissements violents, poursuit-il, et comme les jeunes
États-Uniens commettent trois fois plus de crimes violents que les Canadiens,
il conclut à l’absolution des producteurs et des diffuseurs.
Il
omet de signaler que le taux de crimes violents commis par les jeunes Canadiens
et Québécois est le double de celui des adultes. Il omet également de signaler
que le taux de crimes violents ne cesse d’augmenter alors que les crimes contre
la propriété diminuent ; que cette augmentation (des crimes contre la
personne) est nettement plus rapide chez les 15-25 ans que chez tous les autres
groupes d’âge. Diverses formes de violence physique et verbale, non criminelle,
augmentent elles aussi, surtout chez les jeunes. Elles engendrent des dommages
profonds et variés : détresse, isolement, dépressions, suicides. La
violence augmente aussi chez les filles, plus rapidement que chez les garçons.
C'est ce qu'on constate dans certains milieux.
Pourquoi
les jeunes sont-ils de plus en plus violents aux Etats-Unis et au Canada ?
Pourquoi l’augmentation de la violence juvénile frappe-t-elle également en
Europe et est-elle devenue un enjeu majeur de santé publique ?
Pourquoi le
nombre d’enfants du primaire aux prises avec des troubles graves du
comportement augmente-t-il lui aussi ? Pourquoi nos enfants les plus
troublés se retrouvent-ils en maternelle et en première année ? Ce n’est
pas l’école qui cause la violence, mais c’est là qu’on peut la voir s’exprimer.
Chaque année, nos écoles réussissent à socialiser un certain nombre de ces
enfants. Pas tous, hélas. Et, inévitablement, certains atteignent le secondaire
en conservant leur sous-développement en habiletés sociales. Ils deviennent des
ados à risque. Si leur entourage n’est pas enclin au respect des différences,
si les sarcasmes et les humiliations ont cours, inévitablement, la frustration
augmente et la culture médiatique qui glorifie la vengeance vient aider ces
jeunes à passer à l’acte. Cette culture médiatique de la violence, de source principalement
hollywoodienne, se propage dans le monde entier. C’est elle qui enseigne à nos
enfants à tuer, pour paraphraser Dave Grossman, psychologue retraité de l’armée
des Etats-Unis, directeur du Killology Research Group et auteur de
« Stop Teaching Our Kids To Kill »: "Videogames give kids
and teens the will, the skill and the thrill to kill".
Prévention
La violence commise et subie par des écoliers et
des écolières a favorisé l’apparition de programmes de prévention de la
violence, aussi nombreux que variés, dans toute l’Amérique du Nord. Peu de ces
programmes, hélas, ont ciblé l'influence de la télévision comme facteur majeur
d’augmentation de la violence physique et verbale. L’incidence de la télé sur
le comportement des jeunes est pourtant connue. Dans un article du Monde
diplomatique traitant des malaises dont souffre l’école, on déplore le
« laminage des enfants par la télévision » qui commence au berceau. Ces
enfants arrivent à l'école gavés de petit écran dès leur plus jeune âge,
jusqu'à cinq heures par jour, avant même d'apprendre à parler. « L'inondation
de l'espace familial par ce robinet constamment ouvert, d'où coule un flux
ininterrompu d'images, n'est pas sans effets considérables sur la formation du
jeune ». (2)
Les ravages de la téléviolence
En
avril 2003, les grandes organisations professionnelles de la santé et de
l’éducation du Québec, -- notamment la Fédération des Comités de parents,
le Collège des médecins, l’Ordre des psychologues, la Fédération des
commissions scolaires, la Centrale des syndicats du Québec, l’Association
des médecins psychiatres, etc. -- signaient une déclaration
conjointe : « La violence télévisée exerce une influence
indéniable sur tous les enfants. Elle ne transforme pas tous les enfants en
criminels et elle n’est pas seule à influencer les enfants. Mais les études
effectuées conduisent toutes à une conclusion unanime. Les risques
qu’elle fait courir à un nombre grandissant d’enfants auront des répercussions
sur la qualité de vie et le sentiment de sécurité de l’ensemble de la
société. »
Tous les parents d’ados savent qu’un nombre
croissant d’émissions, de films et de jeux vidéo alimentent leur imaginaire.
Hélas, la plupart ne savent pas à quel point la consommation de ces
divertissements nuit à leur développement mental et physique. Cela est pourtant
démontré. On y utilise des héros fascinants qui règlent les conflits par la
violence. On y glorifie la vengeance et la cruauté. La télédiffusion
d’émissions et films violents augmente à une vitesse effarante. Pour clouer le
bec à Virginie Larivière, les télédiffuseurs ont promis de s’autoréglementer en
1994. Depuis ce moment, les réseaux privés qui diffusent au Québec ont augmenté
les doses de violence de 432% au cours des 8 années suivantes. La télé et les
jeux vidéo ont nui à nos enfants en remplaçant l’activité physique dans leur vie
tout en faisant la promotion d’une alimentation malsaine, responsable de l’augmentation
des cas d’obésité. L’influence néfaste de la télé est énorme, elle est connue,
vérifiée scientifiquement et abondamment documentée. Pour des personnes
soucieuses de rigueur scientifique, ignorer la contribution de la télé à la
violence juvénile est devenu impossible.
Tendance réversible ?
Conscient des milliers d’études sur l’influence
nocive de la télé, curieux de savoir si cette influence était réversible, Tom
Robinson, professeur de médecine à l’Université Stanford, a tenté une
expérience audacieuse avec des enfants de San José, en Californie. Il a créé
des outils pédagogiques et les a fournis au personnel pour préparer les enfants
à se priver de télé et de jeux vidéo durant 10 jours (3). Pour mesurer
l’impact, il a pris soin de quantifier la violence physique et verbale avant et
après le jeûne. Il a également évalué 20 semaines plus tard. Il a constaté une
réduction de la violence verbale (50 %) et de la violence physique (40 %). Il a
aussi noté que les enfants les plus agressifs ont accompli les progrès les plus
importants (4). En plus, il a aussi noté une réduction significative de
l’obésité. (5)
Une grève de télé ?
Curieux de savoir si un régime similaire aurait les
mêmes vertus dans leur milieu, le personnel et les parents d’une vingtaine
d’écoles primaires du Québec et de l’Ontario ont décidé de lancer le « DÉFI
de la Dizaine » aux élèves. L’expérience a été évaluée dans 9 de ce
ces écoles. Cette année, dans trois écoles du Québec et de l’Ontario, 1159
enfants participent au DÉFI sans télé du 19 au 28 avril. EDUPAX tient à
féliciter ces enfants, le personnel enseignant qui les a préparé
et les parents qui les accompagnent dans cette aventure où ils apprennent à
briser leur dépendance en vivant « un jour à la fois ».
Pour renseignements : Jacques Brodeur,
418-932-1562
Communiqué des 3 écoles participant au DÉFI
2005 :
http://www.edupax.org/Assets/divers/documentation/4_defi/Communique_2005.html
ADDENDUM
« DÉFI
de la Dizaine sans télé ni jeux vidéo »
Bilan dans une école
secondaire
En
avril 2004, une première école secondaire proposait une grève de télé à ses 950
élèves. Les élèves de l’école Louis-Jacques-Casault, à Montmagny,
ont eu l’occasion de relever le Défi, en avril 2004. Une grève de télé et de jeux vidéo de
10 jours constituait pour eux un véritable exploit olympique. Branchés au petit
écran entre 15 et 35 heures par semaine, l’ado nord-américain est la cible
d’agences de marketing pour lesquelles les moindres replis de l’âme humaine
n’ont plus de secrets. Ils savent comment tirer profit de leur vulnérabilité,
comment cultiver leur dépendance. Toutes les stratégies leur sont permises,
même les plus perverses. Des ados pourraient-ils avoir envie de se mesurer à
une telle industrie ? Comment le DÉFI pourrait-il susciter leur intérêt ?
Impact du DÉFI sur des ados
Le conseil étudiant a appuyé le DÉFI avec vigueur,
le Conseil d’établissement aussi. Un comité de mobilisation formé de parents a
recruté plus de 150 bénévoles et représentants d’organismes du milieu pour
élaborer une programmation susceptible d’éloigner les jeunes du petit écran.
Les parents se posaient une question : les ados allaient-ils considérer ce DÉFI
comme une entrave à leur liberté ou une remise en question de leur dépendance à
la société de consommation ? L’évaluation a permis de constater que les
ados ont réussi une moyenne de 4,8 jours de jeûne. Quatre sur 5 ont jugé le
Défi très ou assez utile. Les deux tiers des parents l’ont jugé très
ou assez utile. Les membres du personnel l’ont jugé très utile (40,6%) ou
assez utile (59,4%). 86,2% des membres du personnel considèrent ce profit
« très » ou « assez » important.
Le bilan
Le temps accaparé par les divertissements
électroniques prive les jeunes du temps qu’ils pourraient autrement utiliser
pour développer diverses habiletés sociales. La privation volontaire de tels
divertissements durant une période de 10 jours a produit un impact sur la
qualité de vie des élèves. Le Défi a permis d’augmenter ou améliorer,
* la
pratique d’activités physiques pour la moitié des jeunes,
* le temps
passé avec des amis pour 45%,
* le temps
passé avec les parents pour plus du quart,
* l’aide
fournie à la maison pour près du quart d’entre eux.
Il faut donc conclure à une amélioration sensible
des rapports sociaux et à un resserrement des liens familiaux.
Ce qu’en conservent les ados
L’évaluation a permis de mesurer les bénéfices du
Défi sous divers aspects.
- Violence
à l’école. Le DÉFI a entraîné une diminution de la violence physique (selon 32%
des répondants) et de la violence verbale (27%).
- Violence
à la maison. Le DÉFI a entraîné une diminution de la violence verbale (39% des
répondants) et de la violence physique (38%). C’est une amélioration sensible
pour plus du tiers des ados.
- Le sens
critique s’est aiguisé pour 65% des ados, surtout chez les filles. Cet élément
est celui qui s’est le plus amélioré au secondaire. 59% des parents constatent
la même amélioration, de même que 9 membres du personnel sur 10.
- La
conscience de l’influence de la télé sur les jeunes pour 76% des parents
d’ados.
- Une nouvelle
dynamique dans l’école grâce au DÉFI ? « Oui » disent 63% des
ados, majoritairement des filles. Cette nouvelle dynamique vient au 2e
rang des réponses positives au secondaire.
- Une
nouvelle dynamique dans la communauté ? « Oui » disent
58% des ados, majoritairement des filles. Cette dynamique vient au 3e
rang des réponses positives au secondaire.
Répéter le Défi ?
Ce DÉFI que certains jeunes ont perçu comme une
intrusion dans leur vie privée, près des trois quarts des élèves du secondaire
(72%) se disent prêts à le répéter. La reprise du Défi est même souhaitée plus
vivement au secondaire qu’au primaire. Les ados prêts à répéter sont
majoritairement féminins (222/371) tandis que les « non » sont
majoritairement masculins (73/141). Les divertissements électroniques exercent
manifestement un attrait plus important chez les garçons que chez les filles,
d’où l’importance d’insister sur
l’impact de la télé sur la masculinité.
79% des parents recommandent à d’autres écoles
secondaires de vivre le Défi.
La réponse des élèves, des parents et du personnel
indique un intérêt certain à répéter l’expérience. La reprise ne devrait pas
nécessairement avoir lieu chaque année, probablement plus aux deux ans. Malgré
les dérangements qu’un tel DÉFI a pu représenter pour la vie de
l’établissement, le personnel de l’école secondaire est le groupe le plus
favorable à reprendre l’aventure (89,7%).
Implication des parents et de la communauté
Plusieurs parents, avec l’aide de bénévoles de la communauté, se sont impliqués avec enthousiasme et ont organisé
diverses activités alternatives susceptibles de rivaliser avec le petit écran.
L’organisme Kino-Québec a contribué à cette programmation. Tous les
jeunes et plusieurs parents ont entendu la sonnette d’alarme concernant la
consommation télévisuelle. L’expérience a été bénéfique pour plusieurs familles
où les jeunes ont refusé de relever le DÉFI. On a noté un rapprochement entre
parents et enfants et on a augmenté le rayonnement de l’école dans la
communauté. Avantage non prévu, les élèves et leurs parents se sont retrouvés
au centre d’une couverture médiatique exceptionnelle. Plusieurs médias écrits
et électroniques ont couvert l’exploit avec éloges. En plus d’améliorer leur
estime de soi en tenant tête au petit écran, les ados ont attiré l’attention
sur leur grève et suscité l’admiration.
Jacques Brodeur, consultant,
Prévention de la violence,
Éducation à la Paix,
Éducation aux médias
On peut s’abonner au Bulletin EDUPAX (mensuel
gratuit) en envoyant un message courriel vide à Abonnezmoi@edupax.org
(1) Le taux de crimes violents est deux fois plus
élevé chez les jeunes que chez les adultes, selon le ministère de la Sécurité
publique du Québec (Statistiques 2001, p.24)
(2) L’article du Monde diplomatique, novembre 2001.
www.monde-diplomatique.fr/2001/11/DUFOUR/15871?var_recherche=t%E9l%E9+violence
(3) Les outils forment un
programme intitulé “Student Media Awareness for Reducing Television” (SMART).
(4) Dr Tom Robinson,
Journal de l’American Medical Association, Réduction de l’agressivité :
http://www.edupax.org/Assets/divers/documentation/4_defi/SMARTAggressivity.pdf
(5) Impact du DÉFI sur l’obésité.
http://www.edupax.org/Assets/divers/documentation/4_defi/SMARTObesity.pdf
(6) Des références sur l’influence de la
téléviolence sont disponibles sur le site de la Fédération des commissions
scolaires du Québec : www.fcsq.qc.ca/Dossiers/ViolenceTV/_doc/argumentaire.doc
(7) Tous les renseignements sur le Défi sont affichés sur internet. Le DÉFI se
tient chaque année, généralement au cours de la 2e partie du mois
d’avril.
Quelques
données
Nos
enfants consacrent en moyenne 25 heures par semaine au petit écran. Les
émissions de télé pour enfants contiennent de 3 à 6 fois plus de violence que
les émissions pour adultes. Les doses de téléviolence ont été augmentées de
432% par les télédiffuseurs privés en 8 ans. On l’utilise sciemment pour
« accrocher » les enfants.
Dix
heures de télé par semaine affectent les résultats scolaires négativement,
c’est prouvé.
Un
enfant voit en moyenne 30 000 annonces publicitaires par année. À l’âge de
65 ans, nos enfants auront été la cible de 2 millions d’annonces à la télé.
Chaque
jour, on loue 2 fois plus de vidéocassettes qu’on emprunte de livres dans les
bibliothèques.
Pourquoi
aider nos ados à réduire leur consommation de télé et de jeux vidéo ?
Des
centaines d’études scientifiques ont démontré que les élèves qui consacrent
moins de temps au petit écran ont de meilleures notes. Ils apprennent mieux à
lire et à écrire lorsqu’ils consomment moins de télé.
Les
annonces publicitaires font désirer plus de jouets et d’aliments. Les enfants
finissent par croire qu’il leur manque toujours quelque chose. Ils n’en ont
jamais assez. La publicité est conçue pour leur faire désirer toujours plus.
L’exposition
à des émissions, films et jeux vidéo violents rend les enfants plus agressifs
et leur enseigne que la violence est une façon acceptable de régler des
conflits.
Les
enfants qui regardent beaucoup de télé consacrent moins de temps à développer
leurs habiletés sociales.
Le
monde présenté à la télé est irréel. Les gros consommateurs de télé ne
découvrent pas par eux-mêmes le monde tel qu’il est.
Plus
on regarde la télé, moins on est en forme, plus on risque de se retrouver en
excès de poids.
En
leur montrant des personnages faussement attrayants, riches et heureux, la télé
réduit l’estime de soi des enfants, elle leur inculque un sentiment d’impuissance.
Pourquoi
les jeunes regardent-ils autant de télé ?
Tout
le monde le fait. Les amis de nos enfants passent 25 heures devant le petit écran.
C’est le sujet de conversation le plus commun. Certains jeunes craignent de se
sentir marginalisés en ignorant la télé. Et nos enfants conversent avec leurs
parents …38 minutes par semaine.
L’ennui. Souvent, les enfants
utilisent la télé pour se désennuyer. Comparativement à d’autres activités,
telles que jouer avec des amis, jouer dehors, parler avec ses parents, lire, la
télé est passablement ennnuyante. Des études ont démontré que les enfants qui
s’ennuient le plus sont ceux qui regardent le plus de télé.
La
télé est partout. Il est difficile de s’en éloigner. 99% des foyers possèdent un
téléviseur, 66% en ont 3 ou plus. Et nous n’avons pas de données sur les
appareils de jeux vidéo, les ordinateurs et les petits gameboy.
L’habitude. Regarder la télé semble
facile quand un enfant ne sait que faire d’autre. Après un certain temps, après
avoir regardé beaucoup de télé, on se sent accroché, dépendant. Même chose pour
les films et les jeux vidéo.
L’exemple
parental.
Comme certains parents regardent beaucoup de télé, les enfants qui veulent
passer du temps avec eux doivent la regarder. Certains l’utilisent comme
gardienne pendant qu’ils font autre chose. Dans certaines familles, on regarde
la télé durant les repas.